Seeds of love 2022 !

Cette année encore je participe à l’échange de graines par tirage au sort initié par Isabelle, qui vous explique tout le fonctionnement de cet échange et . Vous verrez, ce n’est pas très compliqué.

Les graines que je vous propose cette année sont issues des récoltes 2021 dans mon jardin, rien d’extraordinaire car c’est un nouveau jardin que j’ai investi depuis mai 2021 et dans lequel je pars de zéro. Mais j’ai tout de même pu semer quelques graines en arrivant et certaines ont particulièrement bien fonctionné. Donc….

1/ Angelica archangelica

Ces graines ci me viennent d’une amie et je les partage avec vous.

Une bisannuelle qui peut atteindre jusqu’à 2 m. Les feuilles se consomment crues en salade ou brièvement cuites, le goût sucré rappelle un peu la réglisse. Les jeunes tiges et les jeunes pousses sont également cuites ou transformées crues. Les tiges doivent être épluchées comme le céleri. Le thé est également fabriqué à partir de toutes les parties.

Méthode de semis

Semez dans un bac à graines, donnez d’abord de la chaleur pendant 2-4 semaines (18-22°C), puis donnez-lui une période de froid par exemple dans le réfrigérateur (+4°C) pendant 4-6 semaines, puis réchauffez doucement à température ambiante encore une fois, après quoi la germination suivra. Le semis en pleine terre est également possible, puis il suffit de laisser passer l’hiver, la germination a lieu au printemps.

2/ angelica sylvestris

On reste dans l’angélique, mais celle-ci est une angélique sauvage que j’ai en grande quantité dans mon pré. Elle semble apprécier les terres lourdes, argilo-limoneuses, fraîches et humides puisqu’elle pousse au bord de mon petit cours d’eau.

3/ ipomoea purpurea

J’en ai semé deux variétés de cette annuelle grimpante, mais l’une à côté de l’autre, si bien que leurs lianes se sont entremêlées, impossible d’être sûre que vous n’aurez que l’une ou l’autre variété, vous risquez d’avoir un peu des deux : ipomoea ‘star of yelta’

ipomoea ‘milky way’

Pour le semis, il n’y a pas plus facile ! Vous faites tremper les graines 24h dans de l’eau à température ambiante, puis vous semez en recouvrant légèrement la graine. En 5 jours les graines peuvent commencer à germer (certaines germent déjà dans l’eau !), ça va assez vite. La période de semis est évidemment le printemps, avril ou mai, il fera assez chaud pour que la graine germe correctement. Attention, prévoyez de la place et de la hauteur, ça court ! La floraison se fera tout l’été jusqu’aux gelées, sans discontinuer. Graines à profusion garanti !

4/ orlaya grandiflora

Une superbe annuelle blanc pur de 80 cm de haut environ, à semer en nombre pour un bel effet.

Semis : en fin d’été (septembre) ou à partir de mars-mai, immédiatement sur le lieu de destination. (moi j’ai fait en godet et transplanté là où je voulais, ça marche aussi)

Floraison de mai à octobre.

5/ tagete ‘bolero’

Une annuelle des plus facile à réussir ! Elle fleurira tout l’été jusqu’aux gelées et produira une profusion de fleurs (et de graines). Indispensable à associer avec les tomates ou simplement en bordure de vos massifs.

Il ne vous reste plus qu’à faire vos choix en me laissant un commentaire et en n’oubliant pas de m’indiquer le n° qu’Isabelle vous a donné !

Ce qui m’a occupée l’été…

Tout est à créer dans ce jardin, alors en même temps que je bricolais un potager « à l’arrache », je me suis aussi attelée à nettoyer et construire le futur potager pour l’an prochain.

Mai (quand nous sommes arrivés) :

Un carré devant la cabane avec une lavande pas taillée, du thym à l’état végétatif envahi d’herbes et quelques rares fraisiers exsangues. Une serre avec un sol bien sec. Un palmier qui a pris un coup de froid.

et surtout, du bouton d’or, du bouton d’or et du bouton d’or, du rumex, un pied de rhubarbe, une autre lavande étranglée de mauvaises herbes.

Un bon coup de tondeuse pour y voir clair, ça aide !

Après avoir dessiné dans un cahier les plans du futur potager en tenant compte de la surface à disposition, j’ai voulu utiliser mes cartons de déménagement pour couvrir le sol et jouer à la jardinière paresseuse en les recouvrant de tonte…Ca n’a pas vraiment bien marché. La mauvaise herbe s’en est fichue de mes cartons, et a poussé de plus belle. Le résultat n’était pas franchement convaincant.

Juin :

Je me suis attaquée au carré devant la cabane avec l’idée d’en faire un carré d’aromatiques. 8.25m2 de surface. Je me suis aperçue que sous l’écorce de pin, il y avait un fichu plastique noir qui avait bien tassé le sol. Il a d’abord fallu enlever tout ça et retourner la terre pour décompacter et ramener un peu de vie. Ensuite, j’ai pu mettre en place mes plantes aromatiques achetées ou semées. Sur les pourtours, j’ai semé du bleuet, du calendula, des ipomées. Aux angles : une menthe coq, une angélique et la lavande déjà en place.

pendant ce temps là, les rectangles du potager tentaient de prendre forme sous leur carton et leur tonte

En juillet : le carré commence à s’étoffer au fil de mes trouvailles et de la pousse des plantes

capucines et ipomées grimpent à l’assaut des arceaux

août : je ne suis pas mécontente du résultat dans le carré d’aromatiques et j’ai remonté les manches pour les rectangles du potager. Exit le carton qui s’est déjà bien délité, j’ai empoigné la grelinette et commencé à retourner la terre des rectangles pour arracher bouton d’or et rumex à la racine. J’ai semé de la phacélie dans la foulée pour améliorer la terre et couvrir le sol avant les futures plantations.

Septembre : les ipomées et les capucines colonisent un peu le carré d’aromatiques, mais ce n’est pas grave, elles seront arrachées après la floraison. Je continue d’agrandir le potager en rajoutant des rectangles qui seront prêt pour le printemps prochain. Petit à petit, je viens à bout du bouton d’or et du rumex qui en cette saison s’arrachent relativement bien (enfin le rumex…hum hum)

Il est vrai que c’est le secteur du jardin que j’ai le plus travaillé depuis notre arrivée, afin d’avoir rapidement un potager qui nous nourrisse. Mais je n’ai pas laissé tombé le reste du terrain pour autant….Néanmoins avec la surface, il faudrait être partout ! Combattre la ronce et l’ortie, le rumex et le bouton d’or est un combat de tous les instants !

Nouveau jardin, nouveau blog

Il ne me semblait pas possible, avec un nouveau jardin, de continuer sur l’ancien blog (https://lejardindeschevrieres.blogspot.com/), mais il me faudra un temps d’adaptation pour la prise en main, alors merci de votre indulgence concernant l’apparence actuelle.

Hier jardin des Chevrières, aujourd’hui, jardin du Moutier…J’ai déménagé il y a 4 mois du Rhône au Calvados et je passe de 800 mètres carrés de jardin à 1 hectare 200, le grand écart. Un nouveau terrain à apprivoiser petit à petit, à aménager mais pas en totalité bien sûr.

En place à l’heure actuelle : un grand pré classé en zone naturelle encadré de haies bocagères

un terrain traversé de part en part par les eaux pluviales, une partie enherbée autour de la maison ossature bois, devant, derrière, sur les côtés, plat et en talus.

Il y a aussi une serre et une cabane de jardin (et ça c’est après débroussaillage !), avec quelques marches qui permettent de descendre chercher de l’eau.

et cerise in the cake, un poulailler (à rafistoler, j’y reviendrais, on le distingue dans le fond).

Sinon, peu de fleurs, peu d’arbres, peu d’ombrage, tout à créer et j’ai de grands projets, mais aurais-je assez de bras ? Je voudrais un verger, un jardin anglais, une roseraie, des massifs, aménager les abords de la terrasse, insérer plus de fleurs dans le pré, aménager les box à chevaux, avoir un potager merveilleux etc etc etc. Des projets pour des années ! En attendant, j’ai investi dans un outil indispensable : la brouette ! Oui je sais, elle est déjà pleine de plantes.

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer